Monsieur Nicolas Sarkozy, quand on persiste et qu'on signe, on assume!
A menteur, menteur et demi. A ce jeu, décidément, Nicolas Sarkozy est passé maître. Bon, faut dire qu'il est notre président, donc certainement le meilleur d'entre nous, y compris dans l'art du mensonge. Avec l'aplomb qui sied à sa fonction. Il se trouve que j'ai relu avec attention les discours de Latran et du dîner du CRIF. Et franchement, on se demande parfois s'il ne nous prend pas pour des c..., ou du moins pour des illettrés. La preuve en texte:
Discours de Latran: "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en rapproche, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance".
Discours du dîner du CRIF: "Et jamais je n'ai dit que l'instituteur était inférieur au curé, au rabbin ou à l'imam pour transmettre des valeurs."
Alors moi je veux bien que l'on tourne cela dans tous les sens, mais quand on me dit qu'il MANQUERA toujours quelque chose à l'instituteur par rapport au curé ou au pasteur, c'est quand même bien que l'un est inférieur à l'autre, d'autant plus lorsque l'on compare ces deux termes.
Et le pire, c'est que du coup, il entraîne dans ses mensonges ces "pauvres" fidèles lieutenants, obligé de prendre des paris perdus d'avance, comme en témoigne l'extrait suivant, avec dans le rôle de la cire-pompe de service, l'inénarrable Arlette Chabot.








on peut être différent sans forcement que cela implique un jugement d'inférioté ou de supériorité. Quand on n'est pas dans la même sphère, on ne peut pas comparer.
Le curé et l'instituteur ne jouent pas la même cour, c'est tout.
>Krysztoff : C'est bien évidemment l'argument de NS dans le discours du CRIF, afin de "relativiser" la phrase du discours du Latran. Mais cette dernière est explicite. Il n'y parle pas de différence mais bien de comparaison pour un même objectif, la transmission de valeurs et l'apprentissage entre le bien et le mal, et d'efficacité de l'un (l'instituteur) par rapport à l'autre (le religieux). Je veux bien que l'on fasse l'exégèse de la phrase dans tous les sens mais les verbes employés (remplacer, s'en approcher, manquer) ne laissent aucun doute sur la supériorité du second sur le premier.
Rédigé par: authueil | le 20/02/2008 à 11:32
Le chef de l'état fait des déclarations contradictoires entre éducation, citoyenneté et religions afin de mettre le fait religueux au centre du débat politique.
Ses changements de positions le rendent insaisissables et donc toujours en avance sur le débat.
Pendant ce temps, les religions deviennent un débat de société et sont banalisées dans le discours politique.
Rédigé par: Thibault | le 21/02/2008 à 01:20
L'entourloupe consistait à faire une comparaison sur un domaine propre à la doctrine religieuse et non à la raison rationnelle, elle même fille de l'instruction publique et l'esprit des lumières.(lire l'analyse du seul homme politique qui mouille un peu sa chemise en ces temps, et qui possède encore quelque instruction affichée http://www.jean-luc-melenchon.fr/?p=559#more-559)
Faisant ainsi, (sophisme?) il prouvait par l'absurde qu'un poisson nage mieux qu'un cheval.
Ce président là manque cruellement d'instruction, et son électorat lui ressemble.Il est le digne héritier de la formation aux droit des affaires anglo saxon. Culture générale néant, incapable d'écrire des discours, ceux ci taillés à l'image du lyrisme adolescent lors des premières étreintes avec le pouvoir. Il ne faut donc pas s'attendre à mieux dans les temps à venir. Voire, pire.
Le plus sidérant, au sens politique et éclairé, est l'incurie totale de la classe intellectuelle progressiste (je ne la cherche même plus au sein du PS, ils ont trop flirté avec les discours "relations publiques" ), pour lui opposer une fenêtre audible de déconstruction humaniste et rationnelle, et revenir sur les principes fondamentaux de notre histoire culturelle, politique, voire constitutionnelle.( Mais bon, à la vue de leur programme sur "la société éducative" , il ne faut plus les attendre).
Je comparerai son discours avec celui d'un Darcos sur le primaire(fait par lui même , vu sa trempe), pour montrer la faille qui sépare idéologie et raison, pompe et tout le saint trusquin, et labeur de l'esprit. Curieux mélange d'ailleurs, entre régression des principes républicains(quotas et raffles,prison en CDI, disparition d'une justice de proximité, etc...) et retour aux sources de l'instruction.
Cette heureuse contradiction me fait dire que peut être tout ne sera pas sacrifié, grâce , fort heureusement à quelques esprits éclairés, de l'ombre.
Il faut donc attendre que de l'ombre derrière les projecteurs, surgissent celles et ceux , qui las, changeront la donne.Ils ne sont pas moins nombreux à gauche qu'à droite.
Pardon pour cette forme d'expression; non seulement je trouve bon que vous réagissiez, mais qui plus est, la république est bien mise à mal. Il faut donc encore et durablement la penser.
Pour info, je suis certainement fichée maintenant, depuis que j'ai pris position auprès des services concernés contre les arrestations sommaires et anti républicaines qui laissent sur le carreau des familles sans papier et leurs enfants scolarisés en france.
Je n'ai pas pu ne pas penser qu'un jour, ces jeunes devenus adultes, pourraient légitimement me mettre au même rang que ces français indifférents à cette politique , qui aura foulé au pied ce qui est fondamentalement humain : la conscience de l'autre en tant que tel.
Merci de votre réaction.
Rédigé par: dg | le 22/02/2008 à 22:07