Le jour où Nicolas Sarkozy deviendra adulte
Pour ceux qui avaient encore quelques doutes, les dernières incartades verbales de celui qui nous fait fonction de président de la République devraient finir de les convaincre que nous avons à la tête de l'Etat un adolescent de 53 ans à peine dégrossi.
Ce "casse-toi alors, pauvre con" n'est que l'ultime épisode d'un comportement de cour de récréation plus que de chef d'état. Il fait écho à d'autres échanges où notre coq en chef, la crête fière, interpellait qui un marin-pêcheur au Guilvinec en novembre dernier, qui des jeunes de banlieue les traitant de racailles alors qu'il n'était encore que ministre de l'intérieur en 2006.
Et s'il n'y avait que les dérapages verbaux. Mais tout cela est à rapprocher à sa pratique décidément bien juvénile du SMS, que ce soit avec le supposé "si tu reviens, j'annule tout" comme avec le désormais fameux SMS du Vatican, sans doute un message urgent de Dieu en personne, à faire passer à Benoît, ce dernier n'ayant pas encore cédé aux sirènes de la modernité communicationnelle.
Et que dire de son rapport aux femmes. Là encore, à parader avec la plus belle de la cour de récré, sans même attendre de faire le deuil d'un amour défunt qui était pourtant quelques mois auparavant l'amour de sa vie. Et que je te l'emmène à DisneyLand, et que je te lui montre les pyramides et Petra, tout cela dans le jet privé de mon meilleur pote... Scooter débridé ou jet privé même combat, même attributs puérils de la virilité et de la compétition masculine.
Dernière preuve de l'immaturité du petit Nicolas, son rapport au pouvoir, cette toute-puissance supposée qui se traduit dans l'omniprésence du "je veux" dans nombres de ces discours et interventions. Parmi les plus célèbres, le "je veux 3% de croissance", le "je veux dire à Ingrid que je veux qu'elle rentre", et le dernier en date, d'actualité : "Je ne veux pas qu'il y ait de nouveaux meurtres, de nouveaux viols parce qu'on a laissé sortir de prison des gens qui n'étaient pas soignés, qui n'étaient pas guéris et présentaient un danger pour la société". Y aurait-il un adulte autour de lui pour lui expliquer un jour qu'il ne suffit pas de vouloir pour que tout arrive?
Le jour où Nicolas Sarkozy deviendra adulte, alors peut-être pourrais-je le considérer comme mon président. Peut-être...








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