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05/04/2007

En écho à Versac

Pour prolonger la dernière phrase de l'analyse de Versac de l'affiche de campagne de Sarkozy, "Sous son calme apparent, la tempête fait rage", à lire l'édifiant billet de Michel Onfray sur l'entretien que lui a accordé Nicolas Sarkozy. Non, vous ne rêvez pas, Nicolas Sarkozy a reçu Michel Onfray pendant plus d'une heure trente... D'aucuns jugeront que c'est de la psychologie de bar du commerce, mais le récit, plein de subjectivité, mérite le détour.

PS: je signale le billet très intéressant de pikipoki sur le même sujet, billet dont je partage totalement les développements (ce qui me permet donc, en toute fainéantise, de ne pas les faire moi-même).

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Voici les sites qui parlent de En écho à Versac:

Commentaires

Certains avaient écrit, et dit, que les deux interlocuteurs étaient partis sur une compréhension réciproque, malgré leurs divergences. Michel Onfray a-t-il eu peur de ne plus être invité à dîner ?

En tout état de cause, Nicolas Sarkozy n'a pas peur du dialogue, avec un adversaire qu'on ne "retourne" pas comme on peut retourner n'importe qui...

Je me permets de rectifier, Koz, je crois que Nicolas Sarkozy n'a pas peur non pas tant du dialogue que du combat, fusse t-il oral, et même qu'il le recherche. Et je ne doute pas que plus l'adversaire est coriace, plus l'animal politique est motivé. C'est, je crois, l'unique point commun entre Sarkozy et son pire ennemi, Chirac. Ce sont des compétiteurs, des prédateurs. C'est particulièrement vrai de Chirac qui fut toujours, ou presque (sauf face à Mitterrand, sans doute son seul véritable maître) un formidable candidat mais un bien piètre élu. Gouverner ne l'intéresse pas, conquérir le pouvoir oui. Si Sarkozy est élu, ne va t-il pas sombrer dans un dépression profonde? Post-coïtum animal triste...

Je dirais plutôt que Nicolas Sarkozy n'a pas peur du ridicule...

Le calme est apparent car les médias font en sorte qu'il le soit. Et voir que dessous règne la tempête c'est bien admettre que son entreprise n'est pas parfaite. Mais ridicule ou pas, il n'est ni mort ni dépressif. Bien au contraire. Et cette conquête n'est possible que grâce à ces médias qui l'adorent. C'est un "bon client". Je dirais moi que ce sont les journalistes qui n'ont pas peur du ridicule et qui aiment à graviter autour de cet homme qui respire le pouvoir.
Lisez cela : http://www.leblogmedias.com/archive/2007/03/09/philippe-cohen-«-si-sarkozy-n-existait-pas-les-médias-l-aura.html

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