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09/01/2007

Ils l'ont fait!

Et dire qu'il va falloir attendre le père Noël prochain...

08/01/2007

La croix, le marteau et la faucille

Et bien voilà, on termine l'année 2006 en parlant de religion et on commence 2007 en parlant... de l'Eglise. En l'occurence l'Eglise catholique polonaise, un peu coincée aux entournures à peine la messe de Noël passée. Faute avouée à demie pardonnée dit-on. Sauf que là, la faute a non seulement été niée dans un premier temps avant d'être avouée du bout des lèvres, et surtout qu'elle touche un des premiers dignitaires de l'épiscopat polonais, secoué depuis plusieurs mois par des révélations sur le rôle pour le moins trouble de certains de ses membres sous le régime communiste, le déjà ex-archevêque de Varsovie.

Mgr Wielgus a en effet admis avoir collaboré avec les services de la Sécurité d'état de l'ancien régime communiste (sous nom de code aurait été Adam, reste à trouver l'Eve qui l'aura fait pêcher). Et il semblerait qu'il ne soit pas le seul dans ce cas, l'épiscopat polonais ayant d'ailleurs créé une commission spéciale pour "enquêter" sur ces agissements coupables. Selon des travaux d'historiens cités dans cet article de Libération, entre 10 et 15% du clergé polonais aurait eu des contacts "rapprochés" avec la police secrète (petite revue de presse ici, , ou encore ).

Mon propos n'est pas ici de statuer sur le rôle particulier de ce monseigneur ou de quelque autre membre du clergé polonais, ni encore moins de juger de son comportement en une époque et en des lieux où le double sinon triple jeu était parfois nécessaire ne fusse que pour survivre. Mais cet épisode est, me semble t-il encore une fois révélateur du comportement de l'Eglise en tant qu'institution dans la marche de l'Histoire. En Pologne, comme en France sous l'occupation, avec l'Allemagne nazie, ou encore en Amérique du Sud (au Chili par exemple), ou bien encore en Afrique noire (au Rwanda?), l'Eglise catholique a souvent eu "l'intelligence" de toujours jouer les deux camps en même temps. Et bien évidemment, a posteriori, il est toujours aisé "d'exposer" ceux qui étaient au côté des vainqueurs pour montrer combien l'Eglise était engagée dans le camp du Bien. Et de qualifier ceux qui "collaboraient" avec le camp du Mal de brebis sinon galeuses du moins égarées. La mécanique est bien huilée, elle est déjà en marche aujourd'hui avec l'affaire polonaise.

On célèbre aujourd'hui Jean-Paul II comme le tombeur du Communisme, y compris au fin fond de la Bretagne... et on découvre petit à petit que derrière le Mur, les pratiques étaient sans doute un peu plus... complexes.

Sinon, à part ça, meilleurs voeux!